Les impacts de l’exploitation minière des Collines Montérégiennes

Un simple coup d’œil au Mont-Saint-Bruno suffit pour comprendre que l’exploitation minière peut être dévastatrice, pas seulement pour l’environnement, mais aussi pour le mode de vie des citoyens. Malheureusement, le Mont Saint-Bruno n’est qu’un cas parmi tant d’autres : une grande partie des Collines Montérégiennes est victime d’exploitation minière.

Que sont que les Collines Montérégiennes?

Aussi appelées les Montérégiennes, elles sont un groupe de 9 collines :

• Mont Saint-Bruno
• Mont Royal
• Mont Saint-Hilaire
• Mont Saint-Grégoire
• Mont Rougemont
• Mont Shefford
• Mont Brome
• Massif du Mont-Mégantic
• Mont Yamaska

Impacts sur la société et l’environnement

Depuis 50 ans, la compagnie DJL démoli les flancs du mont Saint-Bruno, et elle continue encore aujourd’hui. Heureusement, elle devra ferma sa carrière au mont Saint-Bruno dans 20 ans, suite au nombreuses plaintes, mais 20 ans c’est assez pour nuire considérablement à l’environnement, en plus que la compagnie va maintenant creuser particulièrement dans le sol (non dans la montagne), ce qui peut engendrer de graves problèmes de contamination de nappes phréatiques. Cette carrière a longtemps fait dynamiter la façade de la montagne laissant dans l’air de nombreuses particules, transformant ainsi l’air pur que l’on respire en un air contaminée et dangeureux. En plus, les gaz s’échappant des véhicules qui ont pour but de miner et de transporter les produits de la carrière sont des gaz à effets de serre. Toutes ces conséquences sont nocives pour l’environnement et pour la santé des humains qui fréquentent le mont et/ou qui habitent à proximité, ce qui est totalement bouleversant sachant que le mont Saint-Bruno se trouve au milieu de plusieurs villes très peuplées (Sainte-Julie, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand) et qu’il abrite la plus grande école de sports de glisse au Canada. Bref, le nombre de contaminés potentiels est énorme, mais là on ne parle encore que du mont Saint-Bruno : les autres montérégiennes sont aussi fréquentées et elles sont aussi les cibles d’exploitation minière.

Finalement, j’espère qu’un jour, la protection de la nature et la santé de nos concitoyens seront plus importantes aux yeux de tous que la santé de nos portefeuilles.

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Les gaz de schiste

Le gaz de schiste est un gaz naturel contenu dans certaines roches sédimentaires à grain très fin riches en matières organiques. Pour exploiter le gaz, la roche imperméable dans laquelle il est contenu doit être fracturée. Les gaz de schiste intéressent plusieurs pays comme les États-Unis, le Canada, et plusieurs autres pays d’Australie d’Europe et d’Asie.

Par contre, ces gaz ont des conséquences nocives sur l’environnement comme la pollution de l’eau et de l’air. Le gouvernement du Canada a mis en place des mesures de sécurité, En Alberta, par exemple, la réglementation exige que les exploitants prévoient une séparation totale entre les puits en plus d’isoler la nappe aquifère et la zone fracturée. C’est à cause de ces conséquences sur la nature que depuis l’été et l’automne 2010, un grand débat public a lieu au Québec depuis que le gouvernement avait donné l’autorisation à diverses entreprises d’exploiter ces ressources. D’ailleurs, le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a annoncé en février 2013 que l’exploitation du gaz de schiste et l’exploration de ce gaz feront bientôt l’objet d’une consultation environnementale élargie.

Bien qu’il y ait des désavantages à cette ressource naturelle, Le pétrole et le gaz sont les principales sources d’énergie au niveau mondial. Le couple pétrole-gaz représente 57% de l’énergie consommée aujourd’hui, ce qui signifie que les gaz sont très importants. De plus, malgré l’utilisation croissante des énergies renouvelables, le pétrole et le gaz, selon des études, seront encore la principale source d’énergie dans 20 ans.

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